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Colloque : Du quartier à la ville apprenante

Publié le 14 septembre 2020 Mis à jour le 8 octobre 2020
Date(s)

du 14 octobre 2020 au 15 octobre 2020

Lieu(x)
IADT - 51 bd François Mitterrand

En raison de l'épidémie de Covid19, l'ensemble de la rencontre pourra être suivi en distanciel et les conditions d'accueil en présentiel se feront dans le respect le plus strict des consignes sanitaires établies par les pouvoirs publics...

 

Comment passer du concept de « ville apprenante » à la réalité opérationnelle ? Débattre des enjeux des territoires « apprenant » et « intelligent » pour gagner en résilience, diffuser des connaissances et partager des expériences dans la méthodologie de mise en place et d’évaluation.



Présentation


L’Institut d’Auvergne-Rhône-Alpes du Développement des Territoires, avec le soutien de Clermont-Ferrand, ville apprenante Unesco, organise un colloque interdisciplinaire et international les 14 et 15 octobre 2020 sur le thème « Du quartier à la ville apprenante : résiliences et dynamiques territoriales face aux crises ».

Les villes et leurs territoires voisins, périurbains ou ruraux, sont confrontés à de nombreux défis en matière de cohésion sociale, de développement économique et de durabilité tant dans les pays en développement que dans les pays anciennement industrialisés. Alors que les crises se multiplient et sont interdépendantes, la notion de résilience pour qualifier la capacité d’une ville à affronter un choc, à s’adapter à un état d’instabilité ponctué d’épisodes extrêmes, recouvre, en pleine crise du coronavirus, une dimension toute particulière que souhaite aborder ce Colloque. Rappelons toutefois que les chercheurs ont montré différentes formes de résilience, depuis la simple capacité à absorber les chocs jusqu’à la capacité à transformer radicalement le modèle urbain et territorial, en passant par des changements pour adapter le système et le rendre plus résistant.

Les dynamiques des villes apprenantes ne participent-elles pas finalement à ces trois formes de résilience que l’on pourrait qualifier d’absorbatives, adaptatives et transformatives ? Plus généralement le processus apprenant peut-il accroître cette résilience et permettre aux villes de développer des projets basés sur un développement durable et inclusif, la réappropriation des ressources, la diffusion des apprentissages tout au long de la vie et l’intelligence collective ?

La crise récente a ainsi montré que les échelons territoriaux sont véritablement interdépendants, du quartier à la ville, de la ville aux territoires de proximité ou plus éloignés. Tout autant que les instances de pilotage et de gouvernance, l’importance des liens entre ces échelles spatiales comme l’ampleur des actions publiques ou des initiatives citoyennes, sont apparus essentiels. Les périodes de crise ne se résolvent pas uniquement dans la proximité, et la résilience suppose d’articuler non seulement les échelons mais aussi les connaissances, les fonctions politiques et techniques de chacun, les biens communs, les réseaux d’alliance et de coopération.

Cette problématique de la résilience des villes apprenantes et des alliances territoriales, ouvre tout un champ de réflexions pour les chercheurs et pour les acteurs de terrain, pour les spécialistes des sciences des territoires, de l’éducation ou de gestion, comme pour les experts de l’ingénierie territoriale, de l’architecture et de l’urbanisme, afin de couvrir les besoins de connaissances, de transferts de compétences et d'aides à la décision publique.

Le réseau mondial UNESCO des « villes apprenantes »,qui compte 174 cités issues de 55 pays, est né en 2013 lors de la tenue d’une conférence internationale à Pékin, organisée par l’Institut de l’UNESCO pour l’apprentissage tout au long de la vie. Le référentiel de la ville apprenante insiste sur la création d’un processus qui vise à stimuler l’échange des savoirs et à promouvoir un apprentissage inclusif dans les systèmes d’enseignement, mais aussi à favoriser l’apprentissage au sein des familles et des communautés, pour l’emploi et au travail, en développant notamment l’usage des techniques numériques de formation. Ce faisant, la ville apprenante favorise l’autonomisation individuelle, la cohésion sociale et culturelle, ainsi que le développement durable des territoires.

Par ailleurs, alors que la notion de résilience renvoie à la fois à la structure donnée d’un système et à un processus d’acquisition de nouvelles qualités, on pourrait définir la ville, le quartier ou le territoire «apprenant» comme relevant d’un processus dynamique qui touche un espace approprié autour d’une volonté collective de coopérer, d’apprendre ensemble, pour construire collectivement des connaissances, pour gérer des biens communs, pour capitaliser et progresser tout au long de la vie, ce qui suppose un système d’actions communes, reposant sur l’ouverture, le dialogue, la confiance, les partenariats et les améliorations permanentes dans un processus itératif où l’évaluation et les régulations occupent une grande place.

Dans le monde, deux types principaux d’évolutions sont distinguées dans les villes et territoires par l’UNESCO :

  • L’intelligence par la technologie avec des projets de type « smart », les smart cities, les smart villages, les smart territoires ;
  • Le développement par l’humain qui place au cœur de la stratégie les divers apprentissages collectifs, le participatif, le collaboratif, le dialogue social et le vivre ensemble, le développement durable, la culture, etc.

En 2017, Clermont-Ferrand a été la première cité française à rejoindre le réseau UNESCO, avant que Mantes-la-Jolie, Montpellier et Évry-Courcouronnes ne soient retenues à leur tour.Les divers acteurs de ce processus souhaitent aujourd’hui croiser leurs regards avec d’autres expériences nationales et internationales, permettant d’apporter un éclairage extérieur sur leur action y compris face à la crise du coronavirus. Comprendre ce qui se passe aujourd’hui est peut-être le meilleur moyen de penser « l’après ».

Parallèlement, les chercheurs concernés par ces enjeux d’apprentissage et de développement territorial et urbain durable, sont désireux de partager leurs résultats avec la communauté scientifique, et de les remettre en perspective.


Programme & inscription


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INSCRIPTION

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